Samedi 27 janvier 2007
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Un jour, alors qu'un bonze frappait le gong en bois du monastère, Wumen Hyukai eut l'Illumination. Il composa à cette occasion le poème suivant :
Wú ! Wú ! Wú ! Wú ! Wú !
Wú ! Wú ! Wú ! Wú ! Wú !
Wú ! Wú ! Wú ! Wú ! Wú !
Wú ! Wú ! Wú ! Wú ! Wú !
Wú en chinois et
Mu en japonais sont des mots privatifs habituellement traduits par "sans" ou "non-". Ils correspondent aussi à des concepts essentiels du taoïsme, du bouddhisme Chan (en Chine) et du bouddhisme Zen (au Japon).
Le mot est particulièrement connu comme réponse à certains kôans. Les kôans (
gong'an 公案 en chinois) sont de courtes histoires le plus souvent absurdes et fréquemment cryptiques rapportant divers enseignements Zen. Dans un kôan, répondre
wú! ou
mu! signifie en substance que les termes mêmes dans lesquels la question est posée interdisent une réponse juste. Dans le bouddhisme Chan, il existe bien des façons de répondre
wu sans utiliser le mot. "
Un disciple de Wumen lui demanda un jour :
- Y a-t-il quelque chose qui surpasse le Bouddha, qui surpasse les patriarches ?
- Oui, répondit Wumen, les petits pains au lait !"
cité dans Taïkan Jyoji, L'art du kôan zen
Les bouddhismes Chan et Zen puisent une part de leur inspiration dans l'un des ouvrages fondateurs du taoïsme, attribué à Zhuangzi qui vécut quatre siècle avant J.-C. On y trouve fréquemment évoqué le wu wei (無為), souvent traduit par "vide", "non-agir" ou "inaction". Zhuangzi évoque aussi longuement l'écart irréductible qui sépare le langage de la réalité qu'il prétend saisir. Et de s'exclamer : "Ah ! si je connaissais un homme qui oublie le langage, pour avoir à qui parler !" (XXVI.k, traduit par J.F. Billeter)
Par HK
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J'ai wu, ok.
C'est la wu du peuple, quoi.
Mais on peut adorer le wu d'or, puis le silence l'est aussi (wu!)
Dans l’eau, il produit les quenouilles.
Sur le rivage, il produit des mousses.
En croissant sur une hauteur, il produit les plantains qui, sur un tas de fumier, deviennent des pieds-de-corbeaux, dont les racines deviennent scarabées et les feuilles papillons.
Ces papillons se métamorphoses avant peu en insectes qui vivent sous les poêles et ressemblent à des mues : des grillons.
Le grillon, mille jours plus tard, devient un oiseau du nom d’os desséché dont la bave se transforme en un ver qui devient moucheron.
Le puceron naît du moucheron.
L’œnoptère naît de la lie, le moustique naît de la luciole.
La zizania et la pousse de bambou engendrent la paix verte, qui engendre le léopard, qui engendre le cheval, qui engendre l’homme, qui retourne au minime.
Les êtres sont issus du minime et tous retournent au minime"
Et la marmotte, elle met le chocolat...