On commence par des excuses

Publié le par Wuwei

...parce que des internautes égarés pourraient se risquer à lire ce qui suit. Or c'est particulièrement plat et sans doute un peu creux. Physiquement, ça serait une prouesse, mais virtuellement, c'est assez commun.

Toujours est-il qu'après avoir relu le premier message posté sur ce blog, ce texte doit logiquement figurer ici. Donc acte.

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Passer son temps à fuir
Caché sous quelques pixels
Mettre à distance le temps et la vie
Qui me rattrapent

Tapi

Sous la mousse
Laissez les choses arriver
Ne pas s’astreindre
Ne pas se laisser atteindre

Tendu entre le mythe du génie et le spectre de l’impuissance
Paralysé
Ne rien avoir, ne pouvoir s’appuyer sur rien
Devoir construire pour avoir, pour trouver à s’appuyer

Construire sur le sable
Faire des petits pâtés, patauger pieds nus dans la petite écume blanche, ne penser à rien, laisser le soleil se coucher, puis oublier son mouvement, jusqu’à ce que ses premiers rayons se laissent à nouveau deviner

S’inquiéter de cette pâle lumière trop précoce, tourner vite le dos, filer plus loin, et se dire qu’on fera mieux demain
Mais demain, c’était là

oups

Le réveil des résolutions, qui s’endorment peu à peu, puis de nouveau somnolent.
Le sommeil rabat le voile, et voile le voile.
Que vaut une vie sans voile ?

Pourquoi ne sais-je jamais que je dors ?

Caché derrière les étoffes, qui peut me voir ?
Caché derrière les étoffes, qui puis-je voir ?
Egoïstement tapi, j’attends
Le temps passe.
Le mur est là

Si je tente de l’escalader, je risque de tomber.
Serais-je le premier ?
Si je reste à ses pieds, je ne risque rien
Je reste rien
Si je lui tourne le dos, je reste au même point
Si je m’éloigne de lui, le nom change
Ailleurs sont d’autres murs

 

 

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Publié dans griffon`nage

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