季語 - kigo

Publié le par HK

Parmi les règles de composition d’un haïku traditionnel, il est un principe surprenant : la présence d’un kigo (et un seul) dans le poème. Le kigo est un mot de saison – on pense en premier lieu au nom même des saisons : printemps, été, automne, hiver. Mais en fait, il existe plusieurs milliers de kigos.

En japonais, certains mots dénotent clairement une saison, et constituent des kigo à part entière. Urara, que l’on peut traduire par l’adjectif radieux, qualifie l'aspect lumineux de toute chose pendant la période stable du printemps. Kiri désigne un brouillard d’automne. Le même phénomène au printemps s’exprimera par le mot kasumi, que l’on traduit conventionnellement par « brume » - même si bruma, en latin, signifie « hiver ».

De nombreux fruits, fleurs et animaux sont traditionnellement associés dans le haïku japonais à une saison. Le kaki est un fruit d’automne, la fraise (ichigo) un fruit d’été, autant de mots qui constituent des kigos.

Le kigo n'est pas spécifique au haïku traditionnel, il est également présent dans d'autres formes poétiques antérieures. Au XIIIe siècle, tout renga devait commencé par des vers comprenant une référence à la saison au cours de laquelle le poème était écrit.

Pratiquée par la plupart des poètes japonais classiques (Basho, Issa, Buson...), la règle du kigo a été remise en cause par Hekigodo (1873-1937), élève de Shiki, pour lequel le kigo était "une chaîne rivée à un corps vivant". Les haïkistes modernes, au Japon ou ailleurs, ne s'y astreignent  pas systématiquement, tandis que les traditionnalistes pestent contre les muki haïku, les haïkus sans kigo.

Des « éphémérides poétiques » ou saijiki compilent l’ensemble des kigos reconnus pour les haikistes soucieux de cette règle. Seegan Mabesoone en a publié un comportant près de 500 mots de saison – avec un grand nombre de haïkus pour les illustrer. Défenseur du kigo ou pas, autant en profiter...


Sur l'étang radieux
Une tortue sort la tête
Tendue vers les cieux
Chikusui Takeshita
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M
Moui, dans notre coingg, le soleil d'été , et surtout sa luminosité blanche, s'apparenterait plutôt à un flash persistant de magnésium, comme le nécessitaient les très anciens appareils photos, me semble t il.<br /> Mais dire: oh il fait un soleil magnésique... pouffpouff<br /> Ca dériverait fissa en magnétique (ce qui ne serait pas faux, notez bien), ou en référence à cette poudre fort utile aux utilisateur-e-s d'agrés.<br /> Or justement , le sport, sous ce soleil là, c'est .. comment dire... suant :-)<br /> <br />
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A
ton truc ça marche pas.j'ai essayé avec "big mac", et ça m'évoque aucune saison, ça m'évoque plutôt 19h00, la rentrée du boulot.depuis longtemps j'ai en tête des noms de métaux que j'associe à la lumière ambiante, et notamment en fonction des saisons. Peut-être même que ce type d'associations figure dans le ivre que tu cites. On parle de "soleil" de plomb en été, mais visuellement j'ai toujours trouvé que ce métal était inapproprié pour une lumière aussi dure et directe, après m'être demandé si c'est plutôt une lumière d'aluminium (brillante, aveuglante) ou d'acier (plus dur et plus lourd), c'est un peu devenu une habitude, quoique le choix du métal varie selon l'humeur.je te prêtes mes métaux, si tu le souhaites. Pour la lumière un peu sale de début novembre, chargée de pluie et où on ne distingue pas bien les contours  j'aime assez parler de lumière d'étain. Ca rend novembre moins désagréable ;-)
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H
Big Mac ça marche pas, mais chez Mac Do ils font des sandwichs différents selon les semaines... un haïku faut que ça soit précis ! par exemple, le Mac Raclette évoque la saison hivernale. Non ?Sauce de Mac Raclette sur le plateauParmi les frites froidesUne potatoeSinon, je me demande si pour le soleil de plomb, c'est pas les yeux fermé qu'on le voit le mieux :pQuestion soleil, les japonais n'ont pas à s'embarasser. Ils ont des mots différents pour le soleil d'été (hi no sakari), celui de printemps (haruhi), et celui d'automne (aki hi)... M'enfin des fois, à lire la liste des kigos officiels, quelques troubles me saisissent : d'accord, la sueur évoque l'été, soit. Mais si je transpire en hiver, comment je fais o_ORéponse A : tu t'en fichesRéponse B : tu prends une doucheRéponse C : tu évites de faire un haïku et tu vas plutôt regarder la Nouvelle Star en mangeant une bonne compote de pommesHeureusement, l'hiver s'achève bientôt. J'aurai pas à angoisser trop longtemps.
M
Oh lalala comme tu es doux......
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M
hihihi, oui c'est vachement un cas de kaki avéré:<br /> http://www.supertoinette.com/fiches_recettes/fiche_kaki.htm<br /> <br /> :-)<br /> mais je te suggère d'essayer la papaye, non?<br />
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H
Moui... ou alors goyave ?Euh... j'hésite...*se tripote le coude d'un air absorbé*
M
Oh mon dieu, encore de la culture :-p<br /> Faut que j'm'mette au niveau , bond'là....<br /> <br /> Heuuuuu, donc à chaque mot on va chercher sa valise voire sa cantine d'évocations, et ce, dans une culture, qu'elle est pas tout à fait proche de la nôtre, quoi...?<br /> <br /> Alors après quand je vais causer a qq'un-e qui ne me comprend pas, j'vais m'la péter et j'y dirai: oh c'est normal va, c'est un kigo, tu pouvais pas savoir, je te pardonne, va donc et ne pèche plus.<br /> <br />
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H
Non, non, pas besoin de niveau, de valise ou de cantine. Tu prends tes baguettes ou ta fourchette, et tu pioches ce que tu veux où que tu veux, si c'est bon, c'est que c'est bon, voilà. Je vais pas parler de kaki dans mes blablas, je sais même pas quelle couleur que ça a. Non mais. Un kaki c'est kaki ?...Reste que quand tu n'as plus rien dans le kigo, tu fais des courses, et puis c'est tout.*sort*